L’ORIGINE D’UNE BIÈRE: LA PETITE-CÔTE

D’où provient le nom de notre bière de type Kölsch, la Petite-Côte?

L'interprération de la kölsch par La Succursale
La Petite-Côte

La Petite-Côte, c’est le nom du quartier où logeaient les travailleurs des Shops Angus au début du 20ème siècle. Les Shops Angus employaient des centaines de travailleurs. C’est Ucal Henri Dandurand qui développa le secteur en construisant des maisons pour les employés du Canadien Pacifique. Pour se rendre de l’usine à la rue Masson on doit gravir une petite côte, d’où le nom. Quelques années plus tard, le nom changea pour Rosemont, la mère de Dandurand s’appelant Rose.

Le quartier Rosemont s'est développé autour des shop Angus.
Shop Angus dans les années 30. Archive du Canadien Pacifique.
La Petite-Côte est inspirée des bières typiques de la ville de Cologne en Allemagne. Cette dernière est reconnue pour sa Kölsch, que l’on prononce Keulsh. Protégée par une appellation contrôlée, cette dernière ne peut être appelée ainsi que si elle a été brassée dans la région métropolitaine de Cologne, à l’exception de quelques brasseries. Cette bière est blonde, elle titre dans la plupart des cas 4,8% d’alcool et est toujours servie dans un verre cylindrique, étroit et contenant 0,2l ou 0,3l appelés stange. À Cologne, le serveur circule avec un cabaret suspendu par une tige au bout duquel on trouve une poignée et les verres sont tous bien alignés dans un trou. Il existe une quinzaine de brasseries qui produisent de la Kölsch. Les meilleurs exemples sont légèrement fruités, ont un discret arôme de houblon épicé et offrent un goût de céréale soutenu par une amertume suffisante sans être agressive. La bière n’est jamais glacée et possède habituellement une effervescence modérée, ce qui nous permet d’apprécier les subtilités de cette bière toujours surmontée d’une bonne épaisseur de mousse.
La cathédrale est la première chose que l'on remarque en sortant de la gare de Cologne.
La cathédrale de Cologne

À lui seul, le service de cette bière vaut le déplacement. À Cologne, on applique des traditions qui étonnent. La bière est la plupart du temps servie par gravité à partir d’un baril de bois déposé sur le comptoir et changé lorsque vide. En arrivant au bon moment, on peut même voir un serveur percer le fût à l’aide du robinet et d’un marteau, produisant quelques éclaboussures sur le plancher. Il ne faut donc pas s’étonner de l’odeur de bière ainsi que du plancher et comptoir mouillés que l’on aperçoit en entrant! Pour remplir un cabaret, le barman ouvre le robinet et sert une douzaines de verres avant de refermer le fût. Pendant ce temps, le serveur dispose ses verres dans les petits trous respectifs du cabaret et part à la recherche de verres vides.

Lorsque l’on commande une bière à Cologne, nul besoin de commander la deuxième. Le serveur passe fréquemment et échange sans cérémonie votre verre vide contre un plein cylindre de liquide doré et mousseux. Pour mettre fin à ce contrat sans avoir le stress d’être plus rapide que le serveur, il suffit de placer notre sous-verre sur notre verre vide, les coups de crayons sur le carton attestant du montant de notre facture.

Un verre vide à la brasserie Früh de Cologne
C'est le temps de partir!

Pour un peu plus de détails sur les bières de types Kölsh, nous vous invitons à consulter un article du site Bières et Plaisirs où le brasseur de La Succursale raconte son expérience à Cologne et Düsseldorf.

Pour lire la critique des Coureurs des boires sur La Petite-Côte, suivez ce lien!

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